Le marché immobilier résidentiel peut-il tenir à ce rythme ?

Tout le monde a bien conscience aujourd’hui du fait que le marché immobilier a été complètement chamboulé par les différents confinements suite à la pandémie de Covid-19.

Les sceptiques de la première heure nous prédisaient les pires scénarios (ou ‘scénarii’ pour les puristes) au terme du 1er déconfinement : des baisses de prix allant jusqu’à 5 %, un marché locatif hésitant, … Force est de constater qu’il n’en fut rien.

Acheteurs comme locataires potentiels se sont retrouvés dans les starting-blocs dès la ‘réouverture’.
Et les confinements/déconfinements suivants n’ont fait qu’amplifier le phénomène.


Va-t-on vers une bulle ?

Aujourd’hui, le marché immobilier continue à s’emballer. Il fait fi des incertitudes et des contraintes (fiscalité immobilière lourde et incertaine, prix en hausse) pour se rabattre sur les éléments positifs et rassurants (taux d’intérêt bas, valeur refuge et stable face à l’incertitude boursière, alternative intéressante aux comptes épargne faméliques, planification successorale intéressante, …).
La rareté croissante de l’offre et la forte demande constituent le combo parfait pour obtenir un marché de plus en plus tendu. Toutefois, la bulle évoquée par certains oiseaux de mauvais augure est, dans nos régions en tous cas, encore bien éloignée. Les prix restent ‘à taille humaine’, les biens pouvant encore être achetés avec un seul salaire correct et un endettement préalable faible même s’il y a peu d’apport en fonds propres.
La croissance future des prix devrait être plus modérée pour la fin 2021, pour probablement plafonner sur 2022 ou en tous cas épouser une courbe un peu plus rentrante.


Dès lors, que faire, vendre ou acheter ?

En ce qui concerne les propriétaires-vendeurs qui hésitent à mettre leur bien sur le marché, ils ne doivent pas être refroidis par la situation économique ambiante qui devrait retrouver au minimum son rythme de croisière d’avant Covid. Les prix de vente sont donc intéressants et c’est donc probablement le bon moment pour faire preuve d’un peu d’opportunisme.


Au niveau des acheteurs, reporter son achat pour attendre des ‘temps meilleurs’ peut s’assimiler à un jeu dangereux. L’argent bon marché, l’attrait de la propriété ou encore les rendements malgré tout satisfaisants restent de bons arguments pour franchir le pas,